quinta-feira, 2 de julho de 2015

canção de amor





Partiste, meu Amor, manhã nascida
nessa manhã onde cedo me levantei
- solidão imerecida - 
quando por tu não estares eu acordei
e era azul o céu de tanta luz
e era verde o mar de tanto o olhar
(onde a ti nada me conduz)
só dentro de mim o infinito em te procurar.

Atravessaste as horas da aurora na partida
meu Amor
nessa manhã clara em mim sombra estendida
e das encostas da serra a neve enlouquecida
corria
desenfreada, fera enlouquecida
gemia
como se fossem lágrimas tuas, meu Amor
do desencontro que nos feria.

…e lá no cimo da montanha eu via
a presa com olhos teus em agonia.


LM_02.jul.2015


2 comentários:

  1. Um poema tão belo, amigo. Tão cheio de musicalidade e sentimento. Gostei tanto.
    Beijo.

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  2. L’être Méditerranéen et la mer

    « Écrit à partir d’un extrait d’une lettre à un ami prenant le bateau à Barcelone pour se rendre à Tanger »

    Ce soir ou demain, vous serez sur notre chère « Mare nostrum » dont seuls les Romains arrivèrent à tisser, certes par la violence, l'unité provisoire.
    Vous vous promènerez sur le pont en humant l'air marin, mêlé aux senteurs d’embruns salés, de peinture et de goudron et vous vous sentirez « en partance »; délicieuse sensation si rare de l'être libre enfin « désamarré » des vêtures de plomb de ses habitudes et contraintes, l’amoindrissent et le ligotent. Vous êtes enfin partis et pas si pressés que cela d'arriver « à bon port », tant le voyage, lui-même, est attrayant, enchanteur et bariolé de curiosités enfin assouvies. Vous serez alors en mer entre le goût de la méditation à laquelle nous incitent la vaste étendue marine et l'excitation bouillonnante de vos enfants ravis.
    L’ami Toinou, de manière fugitive, se remémorera, sans doute, d'autres traversées et peut-être, celle de l'été 1962, qui lui fut si amer ou le fut, tout au moins à ses parents.
    Mais le temps ne sera ni à la nostalgie ni à la tristesse, mais a une forme de communion sans hostie, entre la terre et la mer, entre toutes ces hautes civilisations qui se sont succédées et se sont si souvent inutilement combattues sur ces flots irisés et ces rives empreintes d'une si grande beauté et d'une paix apparente, hélas, tant de fois brisée par la folie des hommes.
    C'est alors, peut-être, que tous deux, ressentirez et peut-être voudrez bien transmettre à vos d'être, avant tout, des Méditerranéens.
    En effet, « être méditerranéen », ce n'est pas seulement dû à un coup de dés du hasard, ni au seul lieu relevant de son lieu de naissance. Non; c'est d'abord la participation à un « art de vivre » qui mêle étroitement uni les idéaux Apollinien et Dionysien. C’est aussi une chance donnée d'atteindre ce si subtil équilibre de l'Esprit Humain qui nous donna Ulysse, Averroès, Le Maimonide, El Greco, Ibn Khaldoun, Leonardo da Vinci, Dante Alighieri, Pascal Paoli, Antoni Gaudi, Albert Camus, Yacine Kateb et Youssef Chahine.
    « Etre Méditerranéen » c’est refuser le malheur des êtres, et ces actuels "naufrages de la honte", fruit actuel de l’installation de nouvelles guerres de religion, d'indignes rivalités de puissance et de confiscation de cette ressource rare de l’Humanité, le pétrole, qui risquent de ruiner nos civilisations millénaires; c’est vibrer à ce vaste « chant du Monde », porté par les meilleurs poètes et philosophes, lesquels ont toujours œuvrés pour une humanité et une convivence meilleure, plus riante, plus soucieuse des êtres et vraiment fraternelle.

    Paul Arrighi (relu et modifié le 1 er octobre 2015)

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